Commentaire du Traité Du ciel d’Aristote

Commentaire du Traité Du ciel d’Aristote



Notre avis

Aux alentours de 1272, Thomas d’Aquin entreprend le commentaire littéral du Traité du ciel d’Aristote — et ce choix intrigant, à l’apogée de sa carrière de théologien, structure tout l’intérêt de cet ouvrage. Traduit en français pour la première fois dans cette édition des Belles Lettres, le texte révèle le style de pensée propre à Thomas : précis, à haute voix, comme sous la dictée. Il y confronte la cosmologie aristotélicienne — un univers clos et éternel — à la vision chrétienne du ciel, tout en interrogeant la place des mathématiques dans la connaissance de la nature.

Présenté avec introduction et notes d’Emmanuel Brochier, ce volume de 700 pages s’adresse aux philosophes, aux historiens des sciences médiévales et aux théologiens qui souhaitent accéder à un texte fondamental dans sa version française inédite. Son intérêt est à la fois historique, philosophique et scientifique. Un investissement intellectuel exigeant et rare, pour une bibliothèque sérieuse en histoire de la pensée occidentale.



Description de l'éditeur

Thomas D'Aquin (Auteur) , Emmanuel Brochier (Introduction et notes) Tr aduit du latin en français pour la première fois, ce texte offre au lecteur profane d’aujourd’hui un périple exotique. Le Commentaire du Traité Du ciel d’Aristote rédigé par Thomas d’Aquin aux alentours de 1272-1273 est une énigme. Pourquoi le théologien, qui est alors au faîte de sa carrière, entreprend‑il le commentaire littéral d’un texte sur la nature qui, manifestement, n’était pas destiné aux étudiants en théologie ? Avait-il, comme Albert le Grand, le projet de « rendre Aristote intelligible aux Latins » ? Cherchait-il à préciser ce qu’on peut appeler à la suite de Wilfrid Sellars « l’image manifeste de l’homme-dans-le-monde » ? Ou était‑il en train d’accorder la vision aristotélicienne d’un Univers clos et éternel avec le Ciel de la Foi chrétienne ? Dans cet ouvrage, où il est question d’explorer conceptuellement l’Univers corporel à partir de la lettre d’Aristote, Thomas livre un témoignage très singulier de son propre style de pensée. À ce titre, le texte présente un intérêt à la fois historique et philosophique. Parce qu’il aborde la question de la nature et la place des mathématiques dans son traitement, ce commentaire thomasien est aussi une source d’information intéressante pour l’histoire des sciences. La présente traduction fait le choix de la précision, laissant ainsi au texte thomasien le style caractéristique d’un commentaire à haute voix écrit sous la dictée. Marque éditoriale : BELLES LETTRES Collection : Sagesses médiévales Oeuvres classiques - Moyen Age Public visé : Tout public Texte en français 9782251455747



À propos de l'auteur

Thomas d'Aquin (1225-1274) est philosophe et théologien scolastique majeur. Ce commentaire, traduit par Emmanuel Brochier, est publié par les Belles Lettres.

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